Historique de la conservation

1998: Le rempart haut du château s’effondre avec son crénelage.

2007: Une déclaration d'intention d'aliéner (DIA) est adressée aux communes de St-Mathieu-de-Tréviers, St-Jean-de-Cuculles et Cazevieille concernant la vente de 140 ha sur le massif du Pic St-Loup dont le château de Montferrand.

2009: Avec le soutien de la SAFER, la CCPSL acquière les terrains (et la plus grande partie du château) pour 147000 €.

2016: Suite à diverses préoccupations de la CCGPSL, dont la fusion des trois communautés en 2010, le projet de Montferrand ne ressurgit qu’en 2016.

Dans son projet de territoire, la CCGPSL a prévu un programme de 600 000 € de travaux sur 10 ans. Il n’est pas question de reconstruire le château mais de sécuriser le site et de la valoriser.

2017 : Création de l'association la sauvegarde et valorisations du patrimoine du territoire du Grand Pic St Loup (AVSP GPSL), dont les membres bénévoles vont à partir de 2018 entreprendre des opérations de débroussaillage du château et de son chemin d'accès.

 

Le château de Monferrand inscrit dans le projet de territoire du Grand Pic Saint Loup 

La réalisation de ce projet s’inscrit dans des pas de temps différents :

  • sécuriser la visite pour le grand public ;

  • sauvegarder le site en grand danger d’anéantissement, stabiliser l’existant en consolidant les pans de murs les plus menacés ;

  • réhabiliter le site en conjuguant l’ancien et le contemporain : amélioration/création des accès, parkings et réseaux, consolidation et/ou reconstruction partielle des murailles majeures du site, reconstruction de la chapelle, création d’une structure contemporaine permettant l’accueil du public en développant des espaces pour des zones d’expositions, l’organisation de manifestations culturelles et une offre.

La conservation du château est menée en partenariat avec la direction régionale des affaires culturelles (DRAC).

En date du 15 juin 2022, un arrêté préfectoral inscrit le château à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. L’« inscription » est une protection des monuments historiques présentant un intérêt remarquable à l'échelle régionale, contrairement au « classement », protégeant les monuments présentant un intérêt à l'échelle de la nation.

 

Une nouvelle étape : état sanitaire du château

Thomas Robardet-Caffin a projeté des dessins de chaque mur montrant son état sanitaire, sa composition architecturale et historique. Ces dessins permettent de définir un scénario d'intervention en sept étapes en commençant par la mise en sécurité par étaiement des structures menaçantes avant de passer à une seconde phase d'opération archéologique et de restauration des parties hautes du site. Cette étude doit permettre de construire un discours commun sur les objectifs à court et moyen terme d'intervention sur le site. Elle va servir de cahier des clauses techniques pour la maîtrise d'œuvre.

La mise en sécurité pourrait durer 6 mois en 2023.

La refonte du chemin sera définie ensuite, une fois le projet de restauration mieux défini compte tenu de la meilleure connaissance de l'état du château après la pose des étais.